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L'Économie Verte Comme Contre-Insurrection


Nous avons eu la chance d'interviewer Alexander Dunlap (doctorant au département d'anthropologie de la Vrije Universiteit Amsterdam) lors de sa venue à l'Amassada fin mars 2018, pour qu'il nous présente ses recherches sur les impacts sociaux et politiques des parcs éoliens dans l'isthme de Tehuantepec. Ce qui est assez inédit comme approche puisqu'il retrace l'histoire de l'économie verte en lien direct avec les techniques de contre-insurrection.

Ses articles sont en libre accès sur https://v-u.academia.edu/AlexanderDunlap

Ses considérations résonnent de manière très forte avec la situation en France…

L'Amassada : Tu as beaucoup travaillé sur le « land grabbing » ou la capture territoriale mise en place par l'environnementalisme de marché. Tu as fais pas mal d'enquêtes de terrain au Mexique, notamment dans l'isthme de Tehuantepec colonisé par les parcs éoliens gigantesques. Quel lien ferais-tu entre la privatisation des terres communales et l'économie verte là bas ?

Alexander : OK, alors je pense d'abord que l'idée du capitalisme et de la modernité en général ou si tu veux du progrès industriel, en fait peu importe comment tu appelles tout ça, c'est qu'il y a une trajectoire globale qui doit grandir et qui doit perdurer. Et cette trajectoire tu y participes ou tu la combats. A partir de cela, de cette trajectoire progressiste, le discours du gouvernement mexicain (comme n'importe quel gouvernement) dit qu'il faut encore plus de progrès, qu'il faut civiliser les contrées arriérées du pays. Le gouvernement mexicain évidemment veut des investisseurs. Il veut accéder aux ressources, toutes les ressources, pour faire fructifier son économie. Mais voilà le hic, comme partout sur cette planète, il y a des gens, il y a des peuples indigènes qui habitent sur ce sol convoité. Et en plus, ces peuples ont encore des liens à la Terre, un certain sens de la communalité, et des droits de propriété collective (ejidos) sur ces terres. Le problème pour eux, c'est que le sous-sol appartient à l’État mexicain, et cela lui permet de contrôler les territoires indigènes. L’État veut accéder à ces ressources (en l'occurrence ici le vent pour faire tourner les aérogénérateurs). Mais les indigènes se trouvent sur son passage, ils sont un obstacle à ses yeux. (…)

la suite sur https://lundi.am/Economie-verte-et-contre-insurrection


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l_economie_verte_comme_contre-insurrection.txt · Dernière modification: 2019/06/07 21:34 (modification externe)